Pourquoi les salariés ne veulent plus être managers

Est-ce vrai que les salariés ne veulent plus être managers ?

Un DRH d’ETI nous expose son casse-tête de l’année. Plusieurs de ses meilleurs profils ont décliné les postes d’encadrement qu’il leur proposait, et il n’a toujours aucune explication à donner à sa direction.

Son cas n’a rien d’isolé, et son étonnement non plus. Ces mêmes salariés réclament davantage d’autonomie et de responsabilités, ce qui écarte d’emblée l’hypothèse d’un déficit d’ambition.

Pourquoi les salariés ne veulent plus être managers

Le paradoxe se lit dans les chiffres. Selon l’enquête Great Place To Work menée en décembre 2025 auprès de 4 246 actifs français, 53 % des salariés veulent prendre plus de responsabilités quand 35 % seulement veulent devenir manager. Dix-huit points séparent l’envie de responsabilités du désir d’encadrer. Cet article démonte les causes réelles de ce refus, du rôle surchargé à l’accès par ancienneté, et montre comment rendre la fonction de nouveau désirable pour vos cadres comme pour vos encadrants de terrain.

Le constat Ce qu’il cache Le déplacement Glukoze
Un refus mesuréDe plus en plus de salariés écartent la fonction managériale, et le mouvement s’accélère chez les moins de 35 ans. Le rôle a perdu son prestige et gardé ses contraintes. Un poste, pas un engagementLe refus vise une fonction jugée intenable et un accès par ancienneté, pendant que l’envie de responsabilités reste massive. Vos salariés ont fait le calcul avant vous. Réparer plutôt que revendreRedonner envie du management suppose de désencombrer le rôle, d’ouvrir des alternatives à la voie hiérarchique et de soigner les conditions. Repeindre un poste inchangé ne trompe personne.

Les salariés refusent-ils le rôle de manager ou ses responsabilités ?

Les salariés veulent des responsabilités et refusent le poste censé les leur apporter. Une majorité réclame plus d’autonomie et de pouvoir de décision, une minorité seulement souhaite encadrer une équipe. Le rejet vise la fonction hiérarchique telle qu’elle est câblée aujourd’hui, jugée coûteuse au regard de ce qu’elle rapporte.

Confondre les deux mène droit à la mauvaise réponse. Une organisation persuadée que ses salariés fuient l’effort investira dans la motivation et le storytelling, pendant que le problème continuera de se jouer ailleurs.

Ce que veulent vraiment vos salariés

Vos salariés veulent progresser, décider et gagner en autonomie. L’appétence pour les responsabilités reste élevée, y compris chez les moins de 35 ans. Le poste de manager a simplement perdu son monopole sur cette progression, tout en conservant l’intégralité de ses servitudes.

Leurs motivations se lisent dans le détail de l’enquête. Ceux qui réclament plus de responsabilités citent le développement professionnel à 74 %, l’amélioration de la rémunération à 72 % et une plus grande participation aux décisions à 54 %. Aucun de ces trois moteurs n’exige d’encadrer qui que ce soit.

L’écart entre vouloir des responsabilités et vouloir manager forme le cœur du sujet. Vos salariés gardent le goût de la responsabilité et écartent un poste dont ils ont fait le calcul.

Ce qu’ils refusent, le poste tel qu’il est câblé

Ils écartent une fonction qui accumule les charges sans jamais rien abandonner, expose à la pression et récompense mal l’effort. Le manager intermédiaire absorbe les tensions entre la direction et l’équipe, sans disposer des leviers de l’une ni du confort de l’autre. Refuser ce poste relève d’un arbitrage lucide.

L’Apec chiffre ce calcul chez les cadres. 31 % des cadres managers travaillent cinquante heures ou plus par semaine, contre 11 % des cadres non-managers. Un manager sur deux déclare travailler régulièrement sous pression, contre un peu plus d’un tiers des autres cadres. La fonction coûte cher en temps et en charge mentale, pour une reconnaissance qui suit rarement.

Vos salariés ont fait ce calcul avant vous. Près de huit cadres non-managers sur dix estiment que devenir manager dans leur entreprise impliquerait de travailler davantage sous pression, six sur dix d’allonger leur amplitude horaire et quatre sur dix de réduire leur télétravail. Ils refusent au terme d’une observation méthodique de vos managers en poste.

Qui refuse vraiment, et pourquoi vous ne le voyez qu’à moitié

La plupart des études citées sur le refus du management portent sur les cadres du secteur privé. Elles décrivent donc la moitié de la population qui encadre en France. L’autre moitié refuse aussi, pour des raisons qui recoupent en partie celles des cadres et qui comportent une variable économique propre.

Cette zone aveugle a des conséquences concrètes. Une politique managériale construite sur les seules données cadres passe à côté des chefs d’équipe, des agents de maîtrise, des responsables de rayon et des coordinateurs de terrain, qui tiennent pourtant le premier niveau hiérarchique.

La moitié des encadrants français ne sont pas cadres

Encadrer et être cadre sont deux choses différentes, et la statistique publique le mesure. Selon l’Insee, 13 % des salariés ont pour tâche principale de superviser le travail d’autres salariés. Parmi ces encadrants, 50 % sont cadres, 33 % relèvent des professions intermédiaires et 16 % sont ouvriers ou employés.

Le périmètre s’élargit encore si vous comptez la supervision occasionnelle. Près d’un salarié sur cinq exerce une mission de supervision régulière sans que l’encadrement soit son activité première. Une enquête OpinionWay pour La Maison du Management, présentée au Salon du Management en 2017 auprès de 1 006 managers du privé et du public, allait dans le même sens : 41 % seulement des managers interrogés avaient le statut cadre.

Le refus du management concerne donc une population deux fois plus large que celle décrite par les études sur les cadres. Vos futurs managers de proximité sortent souvent de vos équipes de production, de vos magasins et de vos services, avec un rapport au poste que les baromètres cadres n’interrogent jamais.

Le calcul particulier des encadrants non-cadres

Accepter le premier niveau d’encadrement engage un arbitrage financier que les cadres ne connaissent pas. Le passage au statut cadre peut faire perdre le paiement des heures supplémentaires, basculer le salarié au forfait jours et réduire l’écart de rémunération avec les membres de l’équipe qui touchent des primes de poste, de nuit ou de rendement. [Mécanisme régulièrement décrit sur le terrain, chiffrage national à vérifier avant publication.]

Un chef d’équipe qui refuse un poste de responsable ne manque donc pas forcément d’ambition. Il a parfois simplement calculé qu’il gagnerait moins en travaillant plus. Vos entretiens annuels vous diront lequel des deux motifs domine chez vous, à condition de poser la question.

Pourquoi ce poste précis est devenu refusable

Le poste de manager intermédiaire est devenu refusable pour trois raisons cumulées : un périmètre qui gonfle sans limite, un accès par ancienneté qui installe des managers sans envie, et une préparation trop rare. Ces trois causes tiennent à la conception du rôle et à son mode d’attribution.

Chacune se corrige, à condition de la nommer. Les empiler sous le mot attractivité garantit d’agir sur la mauvaise.

Un rôle surchargé que trop peu de préparation soutient

Le manager intermédiaire descend la stratégie, remonte le terrain, absorbe les tensions, pilote la performance et accompagne les transformations. Son périmètre s’est élargi à chaque nouvelle attente sans jamais rien perdre en route. La préparation, elle, n’a pas suivi le mouvement.

L’Apec parle d’une diversification et d’une complexification des attentes à l’égard des managers. Promouvoir le bien-être des équipes, personnaliser le management, garantir la cohésion et accompagner le changement se sont ajoutés à l’atteinte des objectifs, qui n’a disparu nulle part. Great Place To Work mesure le résultat, quatre managers sur dix estiment manquer de formation et un sur deux manquer de temps pour exercer pleinement le rôle.

Nos propres enquêtes prolongent ce constat. Moins d’un manager français sur deux a reçu une vraie formation managériale, et parmi ceux en poste depuis moins d’un an, une large part n’en a reçu aucune. Le rôle s’apprend donc en public, au prix d’erreurs que vos futurs managers observent et retiennent.

Un accès par ancienneté qui fabrique des managers sans envie

Beaucoup d’organisations promeuvent au management par ancienneté ou en récompense d’une expertise technique. Ce mode d’accès installe dans le rôle des personnes qui n’en avaient pas le projet, et les rend parfaitement visibles. Un manager sans envie devient le premier argument contre le management.

Le phénomène se mesure. Dans l’enquête OpinionWay pour La Maison du Management, 54 % des managers déclaraient être devenus managers par choix, ce qui laisse près d’un manager sur deux dans un rôle qu’il n’avait pas demandé. Vos équipes les regardent tous les jours.

La mécanique tient ensuite en une question. Comment donner envie de devenir manager quand son propre manager n’a visiblement pas envie de l’être. Le contre-modèle se transmet plus vite que n’importe quelle campagne d’attractivité, et il coûte beaucoup moins cher à produire.

Retirer la ligne managériale pour contourner le problème ne règle rien, nous l’expliquons dans notre analyse sur la fausse bonne idée de supprimer le manager intermédiaire. Le rôle reste nécessaire et demande à être recâblé.

Le refus du management est-il une affaire de génération ?

Le refus du management dépasse largement la génération Z. Il touche toutes les tranches d’âge, varie presque du simple au double selon les pays, et se nourrit autant d’un manque de confiance que d’un calcul lucide. Réduire le phénomène aux jeunes revient à s’interdire les leviers qui le corrigent.

L’image du jeune allergique à l’autorité arrange tout le monde. Elle a sa part de vrai, la baisse est plus forte chez les moins de 35 ans. Elle masque deux mécanismes qui n’ont rien de générationnel.

Le malentendu des jeunes qui ne voudraient plus manager

Les RH parlent des jeunes en général et observent leurs jeunes, dans leur contexte précis. Le refus tient souvent à une intégration ratée. Un onboarding qui traite le rapport au temps, à l’échec et à la reconnaissance change l’appétence bien plus sûrement qu’un discours sur les vertus du management.

Nous refusons d’en faire une affaire d’âge. Le jeune talent refuse exactement ce que refuse le salarié expérimenté, un poste mal câblé et un accès qui se fait par défaut. L’âge amplifie le signal parce que les nouveaux entrants comparent le management et l’expertise dès leur arrivée, sans avoir investi une identité de manager à défendre. Nous développons ce regard dans notre article sur la génération Z, détestée ou incomprise.

Rappelons aussi que l’encadrement a toujours été un métier de seconde partie de carrière. L’Insee mesure que 5 % des salariés de moins de 30 ans exercent une tâche d’encadrement à titre principal, contre 13 % de l’ensemble des salariés. Une génération qui n’encadre presque pas peut difficilement expliquer à elle seule la désaffection observée.

Les chiffres disent une baisse réelle et un effondrement imaginaire. Selon l’Apec, la part de cadres souhaitant devenir manager passe de 42 % à 34 % entre 2022 et 2025, et de 63 % à 47 % chez les moins de 35 ans. Un cadre non-manager sur trois vise toujours le poste, et près d’un jeune cadre sur deux également.

L’enquête de Robert Walters ajoute une variable que l’âge n’explique pas.

PaysGénération Z qui ne souhaite pas devenir cadre intermédiaire
Royaume-Uni52 %
Belgique42 %
Suisse30 %

Un même profil de génération refuse presque deux fois plus au Royaume-Uni qu’en Suisse. En France, la même enquête mesure un indicateur voisin, 77 % des actifs interrogés déclarent préférer une progression individuelle au management d’équipe. Le contexte national et organisationnel pèse donc plus lourd que l’année de naissance, ce qui ramène la responsabilité vers vos conditions locales.

La confiance en soi et le syndrome de l’imposteur

Une part du refus vient d’un manque de confiance. Des salariés compétents s’écartent en jugeant qu’ils n’ont pas la personnalité requise, et personne ne vient les contredire. Cette auto-exclusion vous prive de managers possibles, et se corrige par l’expérience accompagnée plutôt que par la sélection.

Parmi les jeunes cadres qui déclinent la fonction, 34 % invoquent le sentiment de ne pas avoir la personnalité requise et 22 % l’expérience nécessaire. La croyance en une personnalité de manager innée bloque la conversion des profils que vous aviez justement repérés. Nous la démontons dans notre article sur la connaissance de soi du manager comme capacité qui se développe.

Comment répondre au refus du management selon votre situation

Répondre au refus du management suppose de choisir le bon levier : redonner envie du rôle, désencombrer son périmètre, ou ouvrir des alternatives à la voie hiérarchique. Chaque levier traite une cause différente. Le bon choix sort de votre diagnostic, jamais d’une solution unique appliquée partout.

Les trois leviers ne visent pas la même cause. Les confondre revient à soigner un symptôme pendant qu’un autre s’aggrave.

Trois leviers et la cause que chacun traite

Redonner envie agit sur l’image et les conditions du rôle. Désencombrer agit sur un périmètre devenu intenable. Ouvrir des alternatives agit sur l’absence de chemin hors hiérarchie. Un diagnostic honnête dit lequel activer en premier, selon la cause dominante chez vous.

LevierCause traitéeSigne qu’il s’imposeRisque si mal placé
Redonner envie du rôlecontre-modèles et conditions dégradéesdes managers en poste épuisés et peu suivisrepeindre un poste resté inchangé
Désencombrer le rôleun périmètre surchargédes managers qui manquent de temps pour l’humaindéléguer sans clarifier qui décide quoi
Ouvrir des alternativesl’absence de voie hors hiérarchiedes experts contraints de manager pour évoluerperdre le fil managérial faute d’arbitrage

Les signaux qui disent pourquoi vos salariés ne veulent plus être managers

Avant de choisir un levier, lisez vos signaux internes. Ils disent pourquoi vos salariés refusent chez vous, dans votre contexte, et pas dans le benchmark sectoriel que vous a présenté un cabinet.

  • vos managers en poste donnent-ils envie du rôle, ou l’exercent-ils en état de surcharge visible ?
  • promouvez-vous au management par choix et par projet, ou par ancienneté et récompense d’expertise ?
  • offrez-vous une progression par l’expertise, ou la seule voie d’évolution passe-t-elle par l’encadrement ?
  • vos futurs managers sont-ils préparés avant la prise de poste, ou découvrent-ils le rôle sur le tas ?
  • avez-vous vérifié ce que gagne réellement un chef d’équipe qui accepte le poste, une fois les primes et les heures supplémentaires comptées ?

Quand la bonne réponse consiste à reconnaître et organiser le refus plutôt qu’à le combattre, nous l’explorons dans notre article sur le droit de ne pas manager et les trajectoires sans encadrement.

Retour d’expérience Glukoze

Quand les refus se transforment en candidatures

Une ETI industrielle nous appelle avec un symptôme précis. Plusieurs de ses experts déclinent les postes de manager qu’elle leur propose. La direction y voit un problème de génération et prépare un recrutement externe.

En reconstituant l’histoire, nous trouvons autre chose. Les managers en place cumulaient les responsabilités sans jamais en abandonner, travaillaient tard et n’avaient reçu aucune préparation. Les experts observaient ce quotidien depuis des mois et refusaient logiquement de le rejoindre. Le poste était devenu repoussant par accumulation. Nous avons aidé la direction à retirer des tâches au rôle, à préparer les candidats en amont et à ouvrir une voie d’évolution par l’expertise pour ceux qui la préféraient. Quelques mois plus tard, des candidatures internes sont réapparues, portées par des profils qui avaient vu le poste changer.

Le refus du management fonctionne comme un audit gratuit de votre poste de manager. Réparez le rôle et son mode d’accès, les candidatures reviennent.

Comment nous vous aidons à rendre le management de nouveau désirable

Nous aidons les organisations à faire revenir les candidatures en agissant sur les causes du refus. Notre travail combine un diagnostic des conditions et du périmètre du rôle, des parcours qui préparent avant la prise de poste, et une communauté qui rompt l’isolement des managers. Le résultat se mesure sur l’envie retrouvée d’accéder au rôle.

Deux leviers portent l’essentiel de nos accompagnements sur ce sujet. Le premier agit sur la conception du poste, le second sur son exercice au quotidien.

Diagnostic des conditions et désencombrement du rôle

Nous examinons ce qui rend le poste refusable chez vous : périmètre, mode d’accès, préparation et conditions d’exercice. Le livrable nomme les tâches à retirer et les managers en poste à soutenir en priorité. Nos clients découvrent souvent que leur problème d’attractivité était d’abord un problème de conception.

Parcours managériaux et communauté de pairs

Nos parcours préparent les futurs managers avant la prise de poste, sur l’identité du rôle autant que sur ses gestes. Ils s’adressent aux cadres comme aux encadrants de terrain, dont les besoins diffèrent. Notre communauté de pairs rompt l’isolement qui pèse sur les managers en place.

Nous détaillons ce dernier point dans notre article sur la communauté de pairs comme levier des managers.

Redonnez envie du management dans votre organisation

Vos meilleurs profils déclinent les postes d’encadrement ? Découvrez notre méthode pour réengager les managers en réparant leurs conditions de travail et faire du rôle un choix de nouveau désirable.

Pourquoi les salariés ne veulent plus être managers, et ce que ça vous dit

Quand vos salariés ne veulent plus être managers, ils vous remettent un diagnostic gratuit sur l’état du poste. Ils veulent des responsabilités et déclinent une fonction surchargée, mal préparée et souvent incarnée par des managers qui n’ont jamais choisi d’y être.

Réparer le rôle, son périmètre et son mode d’accès ramène les candidatures mieux que n’importe quelle campagne d’attractivité. Vérifiez aussi que le calcul reste favorable pour vos encadrants de terrain, puisque la moitié de vos managers ne sont pas cadres. Le refus vous informe, à condition de l’écouter comme un signal plutôt que de le traiter comme un caprice.

Questions fréquentes sur le refus du management

Pourquoi les salariés ne veulent-ils plus devenir managers ?

Les salariés ne veulent plus devenir managers parce que le poste accumule les charges, expose à la pression et récompense mal l’effort, pendant que leur envie de responsabilités reste forte. Leur appétit de responsabilité cherche simplement d’autres chemins que la ligne hiérarchique.

Le refus du management touche-t-il aussi les managers qui ne sont pas cadres ?

La moitié des salariés qui encadrent en France n’ont pas le statut cadre, selon l’Insee. Ces encadrants refusent aussi le poste, avec en plus un arbitrage financier propre au premier niveau hiérarchique, entre primes de poste, heures supplémentaires et passage au forfait jours.

Le refus du management est-il un phénomène générationnel ?

Le refus touche toutes les tranches d’âge, avec une baisse plus marquée chez les moins de 35 ans. Il varie aussi fortement d’un pays à l’autre, ce qu’un effet de génération n’expliquerait pas. L’intégration, la préparation et les conditions du rôle pèsent plus lourd que l’année de naissance.

Comment redonner envie du management à vos salariés ?

Redonner envie suppose d’agir sur les causes du refus : désencombrer le périmètre du rôle, préparer les managers avant la prise de poste, soigner les conditions d’exercice et ouvrir des alternatives à la voie hiérarchique. Mieux vendre un poste inchangé ne tient jamais au-delà du premier mois.

Faut-il obliger un salarié à devenir manager ?

Contraindre un salarié au management produit un manager sans envie, premier repoussoir pour les suivants. Mieux vaut ouvrir une progression par l’expertise et réserver le rôle à ceux qui le choisissent. Le management assumé vaut mieux que le management subi.