organiser une université qui a de l'impact

Organiser une université d’été qui marque les esprits

Organiser une université d’été suppose de réunir vos managers plusieurs jours, hors du bureau, avec un programme dense et des intervenants soignés. Le format produit un effet réel sur l’énergie collective. Il produit rarement un effet sur les pratiques, et cette différence coûte cher.

organiser une université d'été pour ses managers

Chez Glukoze, nous constatons que l’université d’été échoue quand elle est traitée comme un point d’arrivée. Elle réussit quand elle sert de point de bascule au milieu d’un parcours, à un moment où les participants ont déjà des questions à poser.

Nous traitons ici ce que ce format permet et ce qu’il ne permet pas, sa place dans un dispositif plus large, et les conditions qui décident de son effet réel.

CE QUE LE FORMAT PROMET CE QU’IL PRODUIT SEUL LE DÉPLACEMENT GLUKOZE
Un temps fort collectifOrganiser une université d’été rassemble les managers plusieurs jours pour partager une vision, apprendre ensemble et renforcer la cohésion du collectif. Une énergie sans suiteLe groupe repart mobilisé et retrouve ses habitudes en quelques semaines. L’intensité de l’événement ne compense pas l’absence de continuité dans les mois qui suivent. Un point de bascule, pas d’arrivéeLe format donne son plein effet placé au milieu d’un parcours, quand les participants arrivent avec des difficultés vécues. L’université d’été traite alors ce que les sessions courtes ne peuvent pas traiter.

Ce qu’une université d’été permet et ce qu’elle ne permet pas

Le format concentré possède des propriétés que les sessions courtes n’ont pas. Il permet le travail sur des sujets qui demandent du temps continu et il crée des liens entre personnes qui ne se croisent jamais. Il ne produit en revanche aucun ancrage par lui-même.

Ce que seul le format long rend possible

Certains sujets demandent une durée que le format de trois heures interdit. La reprise d’un conflit ancien entre directions, la construction collective d’une règle d’arbitrage ou la simulation d’une situation de crise appellent une journée entière au minimum.

Le second apport tient à la composition du groupe. Une université d’été réunit des managers de sites, de métiers et de niveaux qui ne travaillent jamais ensemble, ce qui rend possible des échanges impossibles le reste de l’année.

Ces deux propriétés justifient le coût du format, à condition d’être exploitées. Une université d’été qui enchaîne des conférences descendantes gaspille précisément ce qu’elle a payé pour obtenir.

Ce que le format ne produit jamais seul

L’ancrage d’une pratique demande de la répétition espacée, que trois jours consécutifs ne fournissent pas. Un manager repart avec des intentions et retrouve dès la semaine suivante les contraintes qui l’empêchaient déjà d’agir autrement.

La courbe est régulière dans les organisations que nous accompagnons. Une mobilisation forte dans les deux semaines qui suivent, un retour aux habitudes au bout d’un mois, et un souvenir positif de l’événement qui ne se traduit dans aucun geste six mois plus tard.

Ce constat vaut pour tous les formats événementiels, y compris les conventions. Nous le traitons dans notre article sur les raisons pour lesquelles rien ne change après une convention d’entreprise.

Où placer l’université d’été dans votre parcours

Le placement décide de l’effet obtenu. Trois positions existent, et deux d’entre elles gaspillent l’investissement. Le choix se fait au moment de concevoir le parcours annuel, jamais en cours d’année.

Les trois placements possibles

L’université d’été peut ouvrir un parcours, le clore ou le traverser. Ces trois positions produisent des résultats très différents pour un coût identique.

  • En ouverture, elle installe un langage commun et donne de l’élan, avec le risque que les participants arrivent sans question puisqu’ils n’ont encore rien tenté ;
  • en clôture, elle célèbre le chemin parcouru et laisse le groupe se disperser sans occasion de vérifier l’application ;
  • et au milieu, elle traite les difficultés que les participants ont réellement rencontrées, avec un temps long dont ils mesurent la nécessité.

Le placement médian domine largement les deux autres. Les participants arrivent avec des questions précises issues de leurs premières applications, ce qui transforme le format en atelier de résolution plutôt qu’en cycle de conférences.

La condition de reprise après l’événement

Une université d’été placée au milieu suppose que quelque chose reprenne derrière elle. Cette reprise se programme avant l’événement et s’annonce pendant, ce qui change la façon dont les participants s’engagent.

Le mécanisme le plus efficace reste l’engagement daté pris devant le groupe, repris nommément lors de la session suivante. Il coûte peu et produit un taux d’application sans commune mesure avec une intention formulée en fin de séminaire.

Retour d’expérience Glukoze

L’université d’été déplacée en octobre

Une entreprise du secteur de l’énergie organise depuis quatre ans une université d’été pour ses soixante managers, en juillet, juste avant les congés. Le retour des participants est excellent chaque année, et la direction constate qu’aucune pratique ne change.

Nous reprenons le calendrier avec la direction des ressources humaines. L’événement clôturait le cycle annuel, juste avant une coupure de cinq semaines. Les managers rentraient en septembre avec un souvenir agréable et une charge de rentrée qui effaçait tout le reste. Nous proposons de le déplacer en octobre, au milieu du cycle, et de le faire précéder de deux sessions courtes où chaque participant travaille une situation réelle.

Les managers sont arrivés avec des blocages précis à traiter. Le programme a été construit sur leurs questions plutôt que sur un thème choisi en amont, et deux sessions de reprise ont suivi en janvier et en mars.

ateliers et formats d'animation d'une université d'été

Les conditions d’une université d’été qui produit des effets

Au delà du placement, quatre conditions décident de l’effet réel. Elles portent sur la composition du programme, sur la présence de la direction, sur la nature des cas travaillés et sur ce qui est promis pour la suite.

La part du descendant et de l’atelier

Un programme dominé par les conférences gaspille la propriété principale du format. Nous recommandons de limiter les apports descendants à un tiers du temps, le reste allant au travail sur cas et à la confrontation entre pairs.

Les conférences gardent leur utilité quand elles dérangent. Un intervenant extérieur qui contredit une croyance partagée par l’organisation produit un effet que dix ateliers internes ne produiront pas.

Nos conférences s’inscrivent dans cette logique, avec des formats conçus pour ouvrir un débat plutôt que pour clore un sujet.

La présence de la direction et les cas traités

La présence continue du dirigeant principal change la nature des échanges. Une apparition en ouverture puis un départ envoie un signal que les participants interprètent immédiatement, et qui limite ce qu’ils accepteront de dire.

Les cas travaillés doivent venir des participants. Un cas d’école bien construit permet d’apprendre une méthode, un cas réel apporté par un manager permet de trancher une situation qui bloque depuis des mois.

Cette exigence suppose une collecte en amont, quelques semaines avant l’événement. Elle permet aussi de vérifier que les sujets annoncés correspondent aux préoccupations réelles du groupe.

Comment arbitrer entre université d’été, séminaire court et parcours continu

Une direction qui veut mobiliser sa ligne managériale arbitre entre trois formats. Ils diffèrent par leur coût, par leur effet et par ce qu’ils demandent en organisation. Le choix dépend surtout de ce que l’entreprise a déjà tenté.

Les trois formats comparés

Le tableau les met en regard sur ce qu’ils produisent réellement, et sur la condition qui rend chacun efficace. La combinaison des trois reste le modèle le plus solide.

FormatCe qu’il produitCondition d’efficacitéLimite
Université d’étéUn traitement de sujets longs et des liens entre managers qui ne se croisent jamaisUn placement au milieu d’un cycle et une reprise programmée derrièreCoût logistique élevé et aucun ancrage produit isolément
Séminaire court récurrentUne régularité qui installe l’habitude et permet la vérification des engagementsUn créneau protégé dans l’agenda et une dépendance entre les sessionsFormat inadapté aux sujets qui demandent une journée continue
Parcours continu completUn changement de pratique observable sur l’ensemble de la ligne managérialeUn engagement de la direction sur un an minimumDélai long avant les premiers effets visibles

Le critère qui départage

Regardez ce que votre organisation a déjà organisé. Une entreprise qui enchaîne les événements sans suite depuis plusieurs années gagne à basculer vers le format court récurrent, plus modeste et plus efficace.

Une organisation qui dispose déjà d’un parcours régulier tire au contraire un vrai bénéfice d’une université d’été, à condition de la placer en milieu de cycle et de traiter les cas remontés par les participants.

Placez votre temps fort au bon moment du cycle

Vous organisez un événement managérial chaque année sans effet durable ? Découvrez comment concevoir un parcours de management interne dans lequel votre université d’été devient un point de bascule.

Comment nous vous aidons à organiser votre université d’été

Glukoze conçoit et anime des formats longs adossés à un parcours plutôt que détachés de tout. La conception part des cas remontés par vos managers, collectés quelques semaines avant l’événement.

La collecte préalable et la construction du programme

Nous recueillons auprès des participants les situations qu’ils veulent voir traitées, puis construisons le programme sur cette matière. Ce travail garantit que les journées portent sur les préoccupations réelles du groupe.

La collecte produit un effet secondaire utile. Elle révèle à la direction des sujets dont elle ignorait l’existence, ce qui alimente son propre travail d’arbitrage en parallèle.

L’animation et la reprise

Nos formats combinent apports courts, ateliers de résolution et confrontation entre pairs, avec des intervenants qui échangent entre eux sur la progression du groupe. Le descendant reste minoritaire dans le programme.

Nous programmons systématiquement les sessions de reprise avant l’événement, et nous les annonçons pendant. Notre communauté de managers prend ensuite le relais, dans le cadre plus large de la démarche pour créer une école de formation interne.

Conclusion

Organiser une université d’été produit un effet durable à trois conditions : un placement au milieu d’un cycle plutôt qu’à sa fin, des cas apportés par les participants plutôt qu’un thème choisi en amont, et une reprise programmée avant même que l’événement ne commence.

Avant de choisir votre lieu et vos intervenants, regardez votre calendrier. Une université d’été placée juste avant une coupure produit un excellent souvenir et rien d’autre.

Questions fréquentes sur l’organisation d’une université d’été

Quand faut-il placer une université d’été dans l’année ?

Au milieu d’un cycle de formation plutôt qu’à son ouverture ou à sa clôture. Les participants arrivent alors avec des difficultés vécues et des questions précises. Un événement placé juste avant une coupure estivale produit un souvenir agréable sans effet sur les pratiques.

Quelle part de conférences dans le programme ?

Un tiers du temps au maximum. Le format long tire sa valeur du travail sur cas et de la confrontation entre managers qui ne se croisent jamais. Les conférences gardent leur utilité quand elles contredisent une croyance partagée dans l’organisation.

Le dirigeant doit-il être présent tout du long ?

Sa présence continue change la nature des échanges. Une apparition en ouverture suivie d’un départ envoie un signal que les participants interprètent immédiatement, et qui limite ce qu’ils acceptent de dire pendant le reste de l’événement.

Comment éviter l’effet soufflé après l’événement ?

Programmez les sessions de reprise avant l’université d’été et annoncez-les pendant. Un engagement daté pris devant le groupe et repris nommément à la session suivante produit un taux d’application sans rapport avec une intention formulée en clôture.