Votre promesse employeur est notée par l’employeur d’avant

Un candidat ne compare pas votre promesse à la réalité, il la compare à l'entreprise qu'il vient de quitter. La même proposition de valeur employeur tient donc chez certaines recrues et casse chez d'autres, selon le vivier dans lequel vous recrutez.

Deux recrues arrivent le même lundi dans le même service, sur le même contrat et avec la même promesse écrite. Six mois plus tard, l’une vous cite en exemple à son ancien réseau, l’autre a posé sa démission. Votre promesse n’a pas bougé entre les deux, donc la différence vient d’ailleurs : chaque nouvel arrivant compare ce que vous offrez à ce qu’il vivait chez son employeur précédent, et pas à la moyenne du marché.

Ce mécanisme change la valeur de votre proposition de valeur employeur, appelée aussi employee value proposition, sans que vous en changiez une ligne. La même phrase sur l’autonomie enchante quelqu’un qui sortait d’un management serré et déçoit quelqu’un qui arrive d’une organisation plus mûre que la vôtre. Vous avez donc un arbitrage à rendre sur le vivier dans lequel vous recrutez, autant que sur les mots que vous publiez.

La promesse publiée L’étalon du candidat Le déplacement Glukoze
Une proposition de valeur employeur uniqueLa proposition de valeur employeur rassemble les avantages du poste, les perspectives de carrière et les conditions de travail offertes en échange d’un engagement. Elle se rédige le plus souvent en une version unique, valable pour tous les candidats. Une comparaison avec l’employeur précédentUn candidat ne dispose d’aucun moyen de vérifier une promesse avant de l’avoir vécue. Il la rapporte donc à la seule référence dont il dispose, celle de l’organisation qu’il vient de quitter. La qualité de la promesse dépend du vivierLa même promesse tient ou casse selon l’origine professionnelle de la personne recrutée. Le sourcing décide donc d’une part de la satisfaction des nouveaux arrivants, au même titre que la rédaction de la promesse.

Ce que contient réellement une proposition de valeur employeur

Une proposition de valeur employeur tient en trois éléments : une proposition concrète, une promesse vérifiable et une offre qui vous distingue de vos concurrents directs. Les trois se cumulent, et l’oubli du deuxième transforme le document en argumentaire de vente. Elle complète votre marque employeur en décrivant la réalité que vivra la personne recrutée.

Une proposition, avant tout

Le terme vient de l’anglais employee value proposition, et le premier mot compte autant que les autres. Vous proposez quelque chose, donc vous énumérez des éléments que le candidat pourra retrouver ou réclamer. Ces éléments se rangent en trois familles, et vos candidats les évaluent dans cet ordre.

  • Les avantages liés au poste, qu’ils soient monétaires comme la rémunération et les primes, sociaux comme la complémentaire santé et la prévoyance, ou en nature comme un véhicule, des titres restaurant ou un logement de fonction.
  • Les perspectives liées à la carrière : formation, évolution professionnelle, mobilité interne et occasions d’utiliser des compétences que le poste actuel n’emploie pas.
  • Les conditions de travail, qui décrivent l’environnement humain et matériel : culture, valeurs réellement pratiquées, flexibilité des horaires, locaux et possibilité de travailler avec des experts ou des partenaires extérieurs.

Les valeurs portent une part de cette différenciation, à condition de sortir des mots que tous vos concurrents affichent. Nous avons rassemblé des exemples de valeurs d’entreprise originales qui distinguent réellement un employeur, parce que la liste des valeurs interchangeables occupe déjà la moitié des sites carrière français.

Une promesse, donc un engagement opposable

Votre proposition de valeur se distingue d’une liste d’avantages dans laquelle piocher pour obtenir une signature. Elle constitue une promesse, faite par un recruteur, une direction des ressources humaines ou un responsable d’équipe, et cette promesse se vérifie en quelques semaines. Elle se vérifie beaucoup plus facilement que votre marque employeur, puisqu’elle porte sur des faits datés et sur des personnes identifiables.

Le risque se situe précisément là. Une promesse tenue produit un ambassadeur, alors qu’une promesse démentie produit un avis public et un départ précoce, dans une époque où les plateformes de notation et les réseaux professionnels gardent la trace de l’écart. Votre proposition de valeur peut donc abîmer votre réputation d’employeur, si elle décrit une réalité que vos responsables ne peuvent pas livrer.

Cette mécanique explique l’ordre dans lequel nous travaillons avec nos clients. Vous éprouvez d’abord la fiabilité de vos avantages, de vos perspectives et de vos conditions, puis vous formulez la promesse, puis vous construisez la marque employeur par-dessus. La séquence inverse fabrique une promesse que personne ne tient et qui se retourne au premier entretien de départ.

Reste la troisième dimension, héritée de la proposition de valeur unique que le marketing pratique depuis longtemps. Votre offre doit désigner ce que vos concurrents directs ne proposent pas, sur un point que vos candidats savent nommer eux-mêmes. Un recruteur qui demande à un candidat ce qui distingue sa candidature pose exactement la question que ce candidat vous retourne, donc préparez la réponse avant l’entretien plutôt que pendant.

Vos recrues jugent votre promesse à l’aune de leur employeur précédent

Un candidat ne peut vérifier votre promesse qu’après l’avoir vécue, donc il la compare à l’organisation qu’il vient de quitter. La même proposition satisfait celui qui arrive d’un employeur moins bien équipé et déçoit celui qui vient de mieux. Votre sourcing décide ainsi d’une part de la satisfaction de vos nouveaux arrivants.

Pourquoi vos recrues venues d’ailleurs sont vos meilleurs juges

Interrogez un collaborateur présent depuis vingt ans sur ce qui rend votre entreprise particulière et il vous parlera de l’ambiance. Interrogez quelqu’un arrivé il y a huit mois et il vous citera trois écarts précis avec son poste précédent, dans les deux sens. Le second dispose d’un point de comparaison, le premier n’en a plus.

Ce détail commande la méthode. Vos enquêtes internes qui interrogent l’ensemble de votre effectif noient les écarts dans une moyenne, alors que vos arrivants des douze derniers mois vous donnent une mesure utilisable. Nous conduisons ces entretiens par cohortes d’arrivée, parce que le souvenir de la comparaison s’efface vite : passé la première année, votre organisation devient la nouvelle normalité du collaborateur.

Un effet secondaire mérite votre attention. Une recrue déçue ne remet pas en cause votre sincérité, car elle constate simplement qu’elle a perdu quelque chose. Elle formule rarement ce constat devant vous, puisqu’il l’oblige à reconnaître une erreur de décision, donc elle le formule à son réseau et lors de son entretien de départ.

Ce que cette comparaison change dans votre pilotage

Dès lors, votre suivi de satisfaction des nouveaux arrivants demande une variable que vous ne collectez probablement pas : l’employeur précédent, sa taille et son secteur. Croisez cette variable avec vos départs des douze premiers mois et le tableau se lit en une minute. Nos clients découvrent souvent que leurs départs précoces se concentrent sur deux ou trois entreprises d’origine.

Une conséquence inconfortable suit. Quand vous montez en gamme sur votre sourcing, pour attirer des profils venus d’organisations mieux équipées, vos indicateurs de satisfaction des arrivants se dégradent mécaniquement. Votre recrutement s’améliore et votre baromètre baisse, ce qui produit un débat pénible en direction générale si personne n’a annoncé l’effet à l’avance.

Deux réponses existent et elles se combinent. Vous pouvez relever le niveau réel de votre offre sur les deux ou trois points que vos arrivants citent le plus, ou vous pouvez nommer l’écart pendant le processus de recrutement, ce qui coûte quelques candidatures et protège votre taux de départ précoce. Nos missions de conseil en expérience salarié partent presque toujours de cet arbitrage.

Vérifiez aussi la durée pendant laquelle cette comparaison reste active. Nos entretiens montrent qu’elle pèse fort pendant les six à neuf premiers mois, puis qu’elle s’estompe au profit d’une comparaison interne entre services et entre collègues. Votre fenêtre d’action se referme donc vite, ce qui plaide pour un point de contrôle au troisième mois plutôt qu’au premier entretien annuel.

Ce que la rupture précoce vous dit de votre promesse

Les départs des premiers mois se comptent en France avec précision, à partir des déclarations sociales que vous transmettez déjà. Ces volumes donnent la mesure du décalage entre ce qui est annoncé et ce qui est vécu, puisqu’une rupture précoce coûte plus cher aux deux parties qu’un maintien. Votre proposition de valeur employeur se juge sur ce chiffre.

Les ruptures des premiers mois, comptées par la Dares

Sur un seul trimestre, la France métropolitaine enregistre 265 600 fins de période d’essai, en hausse de 1,2 % par rapport au trimestre précédent, sur le champ privé hors agriculture, intérim et particuliers employeurs. Ces données proviennent des mouvements de main-d’œuvre établis à partir des déclarations sociales nominatives, donc elles décrivent des ruptures réelles et pas des intentions déclarées.

Le volume des démissions complète la lecture, avec 414 700 démissions de contrats à durée indéterminée sur le même trimestre, un niveau stable, et 458 000 ruptures à l’initiative du salarié si vous ajoutez les ruptures anticipées autorisées de contrats à durée déterminée. Chacune de ces ruptures suit une décision prise par une personne qui avait accepté une promesse quelques mois ou quelques années plus tôt.

Rapportez ces ordres de grandeur à votre propre entreprise. Comptez vos fins de période d’essai et vos démissions survenues avant le premier anniversaire, puis comparez ce total à votre nombre de recrutements annuels. Ce ratio vous dira, mieux que n’importe quel score d’attractivité, si votre promesse tient la rencontre avec le quotidien.

Un détail de méthode compte pour votre lecture. Ces séries trimestrielles portent sur des ruptures constatées et pas sur des intentions déclarées, donc elles ne disent rien des motifs ni du ressenti. Elles vous donnent un volume et une tendance, et vos propres entretiens de départ fournissent le reste.

L’information salariale, premier test de votre promesse

Car le premier élément que vos candidats cherchent à vérifier reste la rémunération. L’Apec a interrogé deux mille cadres en France et six cents entreprises sur ce point : la moitié des cadres souhaite que le salaire figure dans l’offre d’emploi, et son absence devient rédhibitoire pour un quart d’entre eux. Dans le même temps, 46 % des entreprises publient systématiquement cette information.

L’écart entre ces deux chiffres dessine votre marge de manœuvre. Une entreprise qui affiche son salaire élimine une partie des candidatures en amont et gagne un temps considérable en entretien, tandis qu’une entreprise qui le garde pour la fin conserve une latitude de négociation et paie ce choix en désistements tardifs. Le cadre européen resserre par ailleurs cette latitude année après année.

Traitez ce point avant le reste, puisqu’une promesse silencieuse sur le salaire décrédibilise les autres éléments de votre offre. Notre guide de la transparence salariale pour les managers et les RH détaille les décisions à prendre sur la fourchette affichée, sur son écart acceptable et sur la formation de vos responsables à la discussion salariale.

Retour d’expérience Glukoze

Le mot « autonomie » avait deux définitions

Nous avons conduit des entretiens par cohortes d’arrivée dans une entreprise de services numériques de six cents personnes, dont la proposition de valeur promettait une autonomie réelle sur les dossiers confiés. La direction des ressources humaines considérait cette promesse comme sa meilleure pièce, et elle l’avait placée en tête de son site carrière.

Les réponses se sont séparées en deux blocs nets. Les recrues venues de petites agences trouvaient la promesse tenue, parce qu’elles gagnaient des interlocuteurs et des moyens. Les recrues venues de deux grands groupes du même secteur la trouvaient fausse, et pour une raison précise : chez leur employeur précédent, l’autonomie signifiait un seuil d’engagement de dépense et un pouvoir de signature, alors qu’ici elle signifiait l’absence de consigne et l’absence de décision. Le même mot désignait un pouvoir dans un cas et une solitude dans l’autre. Les départs avant douze mois se concentraient sur le second bloc.

Remplacez chaque adjectif de votre promesse par un chiffre ou par un objet que la personne recrutée peut vérifier au premier mois : un seuil en euros, un délai de réponse ou le nom de celui qui tranche.

Promesse unique ou promesses par vivier : comment arbitrer votre offre employeur

Trois façons d’écrire votre offre existent, et elles engagent des niveaux de travail très différents. Le choix dépend du nombre de viviers dans lesquels vous recrutez, de la maturité de vos responsables et de votre tolérance à la complexité documentaire. Chacune vous expose à un risque que vous devez accepter en connaissance de cause.

Trois façons d’écrire votre proposition de valeur employeur

Comparez-les sur ce qu’elles produisent chez la personne recrutée, plutôt que sur l’élégance du document final.

Forme retenueCe qu’elle permetLe risque qu’elle vous fait courir
Promesse unique pour tous les postesUn message simple, cohérent sur tous vos canaux, facile à porter par des responsables peu formés au recrutement.Une déception concentrée sur les recrues venues d’employeurs mieux équipés, invisible dans vos moyennes.
Socle commun et variantes par vivierNommer l’écart pendant le processus, avec un argumentaire adapté selon l’origine professionnelle du candidat.Un soupçon de double discours si deux candidats comparent leurs échanges, donc une exigence de cohérence forte.
Promesse négociée poste par posteUn engagement précis et vérifiable, utile sur les métiers en tension où chaque recrutement se joue à l’unité.Un suivi lourd et des engagements oubliés dès que le responsable qui les a pris quitte son poste.

La deuxième forme convient à la majorité des entreprises que nous accompagnons, puisqu’elle demande un travail de rédaction limité et un effort de formation raisonnable. Elle suppose toutefois que vos responsables sachent nommer un écart sans le transformer en excuse. Cette compétence s’acquiert en une demi-journée d’entraînement et elle s’oublie en six mois sans rappel.

Les critères qui tranchent

Passez ces six points en revue avant de choisir, avec votre direction générale et vos responsables de recrutement.

  • De combien d’entreprises d’origine différentes viennent vos recrutements des deux dernières années, et deux ou trois d’entre elles concentrent-elles le gros du volume ?
  • Vos départs avant le premier anniversaire se répartissent-ils également entre ces entreprises d’origine ?
  • Quels adjectifs figurent dans votre promesse actuelle, et lesquels pouvez-vous convertir en chiffre, en délai ou en nom de décideur ?
  • Vos responsables sont-ils capables de citer trois éléments de votre offre que vous ne tenez pas encore, sans y voir une critique de leur travail ?
  • Affichez-vous une fourchette salariale dans vos offres, et si non, que perdez-vous précisément à ne pas l’afficher ?
  • Qui relit votre promesse chaque année, et à quelle date cette relecture est-elle inscrite dans votre calendrier ?

La quatrième question sert de test de maturité. Une organisation où les responsables citent spontanément les écarts entre le discours et la réalité peut écrire une promesse ambitieuse, car elle la corrigera. Une organisation où cette question déclenche une posture défensive doit commencer par une promesse modeste, sinon elle publiera un texte que personne ne portera.

Vérifiez la promesse que porte votre marque employeur

Vous voulez savoir ce que vos candidats entendent réellement dans votre discours d’employeur ? Lisez notre analyse de la marque employeur devenue marque managériale et repérez les engagements que vos responsables prennent à votre place.

Les questions à poser avant d’écrire votre promesse

Aucune proposition de valeur générique n’existe, puisque chaque candidat pondère différemment la rémunération, les perspectives et les conditions selon son moment de vie. Vous partez donc de ce que vos candidats et vos collaborateurs disent, dans leurs mots, avant de rédiger une seule phrase. Deux séries de questions suffisent à cadrer le travail.

Ce que vous demandez à vos candidats

Ces questions se posent en fin d’entretien, quand la tension du processus est retombée, et elles se notent poste par poste. Les recoupements apparaissent au bout d’une trentaine d’entretiens, donc gardez une trace écrite plutôt qu’un souvenir.

  1. Pourquoi avez-vous postulé, au-delà du contenu du poste ?
  2. Qu’imaginez-vous de l’expérience de travail chez nous, concrètement, sur une semaine ordinaire ?
  3. Quel environnement de travail et quelles valeurs comptent pour vous aujourd’hui ?
  4. Pour quelles raisons refuseriez-vous de travailler chez nous ?
  5. Qu’est-ce que votre employeur actuel fait mieux que ce que nous venons de vous décrire ?

La cinquième question fait le travail des quatre autres réunies. Elle surprend le candidat, elle le met en position d’expert plutôt qu’en position de demandeur, et elle vous livre la comparaison qui décidera de sa satisfaction dans six mois. Notez la réponse telle quelle, sans la reformuler, puis classez-la par entreprise d’origine.

Ce que vous demandez à vos collaborateurs en poste

Interrogez en priorité vos arrivants des douze derniers mois, puisqu’ils disposent encore de leur point de comparaison. Vos dirigeants vous donneront la version officielle de votre offre, alors que vos collaborateurs vous donneront celle qu’ils décrivent à leurs proches. Ces deux versions se recoupent rarement au-delà de la moitié.

  1. Quelles différences avez-vous relevées entre votre expérience ici et votre emploi précédent, dans les deux sens ?
  2. Qu’est-ce qui rend cette entreprise particulière selon vous, en une phrase que vous diriez à un ami ?
  3. Qu’appréciez-vous le plus dans votre semaine de travail ?
  4. Quelles valeurs de notre liste voyez-vous réellement appliquées, et lesquelles ne voyez-vous jamais ?
  5. Pourquoi êtes-vous encore là, et qu’est-ce qui vous pousserait à partir ?

Mesurez ensuite l’écart entre les deux séries de réponses et corrigez ce que vous pouvez corriger dans les limites de votre capacité de changement. Le dernier ajustement d’ampleur portait sur le travail à distance, le suivant portera sur la semaine de quatre jours et sur l’usage de l’intelligence artificielle dans les métiers. Vous n’êtes pas tenu de tout accorder, en revanche vous êtes tenu de ne promettre que ce que vous accordez.

Communiquez enfin, et choisissez vos porteurs. Vos collaborateurs actuels constituent votre canal le plus crédible, à condition qu’ils reconnaissent leur quotidien dans ce que vous publiez. Intégrez votre promesse à votre parcours d’intégration, à vos programmes de reconnaissance et à vos communications internes, puis relisez-la chaque année à une date fixée d’avance.

Comment nous vous aidons à tenir votre promesse employeur

Nos interventions commencent par l’écart entre ce que vous annoncez et ce que vivent vos arrivants, mesuré sur des cohortes plutôt que sur votre effectif entier. Nous travaillons ensuite avec vos responsables, puisque la promesse se tient ou se casse dans leurs mains, semaine après semaine.

Le diagnostic de promesse par cohorte d’arrivée

Nous interrogeons vos recrues des douze derniers mois, classées par entreprise d’origine, et nous confrontons leurs réponses au texte que vous publiez. Le livrable tient sur quelques pages : la liste des éléments tenus, la liste des éléments démentis et les viviers sur lesquels vos départs précoces se concentrent.

Nous complétons par une lecture de vos offres d’emploi et de vos pages carrière, pour repérer les adjectifs convertibles en engagements vérifiables. Nos ateliers de direction portent ensuite sur ce qui se garde, ce qui se retire et ce qui se chiffre, parce que retirer un élément de promesse demande un arbitrage assumé.

La formation de vos responsables à la promesse tenable

Nos parcours managériaux entraînent vos responsables à deux gestes précis : annoncer un écart pendant le recrutement et revenir sur un engagement pris, avec une explication plutôt qu’un silence. Ces deux gestes évitent la majorité des ruptures des premiers mois que nous observons chez nos clients.

Nous animons aussi des conférences sur l’attractivité et la marque employeur et des communautés de managers où vos encadrants comparent les promesses qu’ils formulent en entretien. L’exercice fait apparaître les écarts entre services plus vite qu’un audit documentaire.

Votre proposition de valeur employeur se vérifie au sixième mois

Une promesse d’employeur vaut ce que vaut la comparaison que chaque arrivant fait avec l’organisation qu’il vient de quitter. Vous ne maîtrisez pas cette comparaison, en revanche vous maîtrisez trois choses : le niveau réel de votre offre, la précision des mots que vous employez et la franchise de vos responsables pendant le processus.

Commencez par l’exercice le plus rapide. Reprenez votre texte actuel, soulignez chaque adjectif et remplacez-en trois par un chiffre, un délai ou le nom de celui qui décide. Interrogez ensuite vos dix dernières recrues sur ce que leur employeur précédent faisait mieux, puis comparez leurs réponses à ce que vous venez d’écrire.

Le résultat de ces deux heures de travail vous en dira plus long sur votre proposition de valeur employeur que six mois de refonte de site carrière.

Questions fréquentes sur la proposition de valeur employeur

Qu’est-ce qu’une proposition de valeur salarié ?

Il s’agit de la promesse qu’un employeur adresse à ses candidats et à ses salariés sur ce qu’ils recevront en échange de leurs compétences et de leur engagement. Elle rassemble les avantages du poste, les perspectives de carrière et les conditions de travail réellement pratiquées.

Quelle différence entre proposition de valeur employeur et marque employeur ?

La marque employeur décrit l’image que votre entreprise renvoie au marché du travail. Votre proposition de valeur employeur décrit ce que vivra la personne recrutée, semaine après semaine. La seconde se vérifie en quelques mois, la première se discute pendant des années.

Faut-il écrire son employee value proposition avant ou après sa marque employeur ?

Écrivez l’employee value proposition d’abord, une fois que vous avez éprouvé la fiabilité de vos avantages, de vos perspectives et de vos conditions. Votre marque employeur se construit ensuite par-dessus, puisqu’elle promet à l’extérieur ce que la première garantit à l’intérieur.

Comment savoir si notre promesse employeur est tenue ?

Comptez vos fins de période d’essai et vos démissions survenues avant le premier anniversaire, puis rapportez ce total à vos recrutements annuels. Interrogez ensuite vos dix dernières recrues sur ce que leur employeur précédent faisait mieux que vous.